La jauge affichée sur le permis n’est pas la jauge d’expérience. Un loft de 200 m² peut légalement accueillir 120 personnes ; pour une activation sensorielle où chacun doit voir et entendre, 45 à 60 personnes simultanées suffisent souvent.
Nous travaillons avec une densité cible : mètres carrés utiles par personne, durée moyenne de présence, et rythme d’entrée. Ces trois variables déterminent si l’atmosphère sera feutrée, animée ou saturée. Une marque luxe préfère souvent une densité basse ; une marque lifestyle peut accepter plus de mouvement.
Les créneaux d’invitation échelonnés restent l’outil le plus simple. Inviter tout le monde à 18 h crée un pic ; inviter par vagues de 30 minutes lisse le flux. Sur les activations grand public sans invitation, un système de tickets horodatés gratuits fait le même travail.
Mesurer après coup : photos de salle pleine ne disent rien de la qualité perçue. Demandez aux visiteurs s’ils ont pu accomplir le geste central de l’expérience. Si la réponse est « on n’a pas pu approcher », la jauge était trop haute, quel que soit le rendu Instagram.